Caractéristiques de l’installation
Intervenant(s)
Schindler
Installation
installation d'origine
Date de mise en service
1932
Ascenseur principal ou de service
ascenseur principal
Énergie
électrique
Numéro de série
408
Nombre d'arrêts
6
Charge nominale (kg)
300
Nombre de personnes
4
Vitesse (m/s)
0.55
Type de gaine
gaine en partie ouverte
Parois de la gaine
ferronnerie
verre
Portes palières
élément(s) ancien(s)
ferronnerie
porte battante
Guides
métalliques en T
Emplacement du contrepoids
en gaine séparée
Boutons d'appel
anciens
Anciennes marques de fabrique
non
La cabine
Forme de la cabine
quadrangulaire
Matériaux de la cabine
bois
verre
Porte cabine
grille rétractile en métal
Boîte à boutons de commande
ancienne
Plaques signalétiques
anciennes
Anciennes marques de fabrique
oui
Éclairage
plafonnier récent
Accessoires de la cabine
banquette
Machinerie
Emplacement de la machinerie
en cave
Treuil
moteur ancien
poulie d'adhérence
Tableau de commande
récent
Sélection d'étages
ancienne
Limiteur de vitesse
limiteur de vitesse récent
Métadonnées
Date de rédaction de la fiche
Dimanche 30 mai 2021
Auteur de la fiche
Muriel Muret
id
Urban : 515
Description
L'immeuble de commerce et, initialement, de bureaux, construit en style Art DécoStyle Art Déco (entre-deux-guerres). Tendance à la géométrisation des formes et des ornements architecturaux, doublée de jeux de matériaux, de textures et de couleurs. selon les plans de l'architecte Fernand de Roy de 1930-1932, comprend dès l'origine un ascenseur Schindler.
Le porche d'entrée axial mène, via une porte vitrée à deux vantauxLe mot vantail désigne le battant d’une porte ou d’une fenêtre., au hall d'entrée et à l'ample cage d'escalierEspace à l'intérieur duquel se développe un escalier. en granitoMatériau composé de mortier et de pierres colorées concassées présentant, après polissage, l’aspect d’un granit. au centre de laquelle circule l'ascenseur Schindler desservant le rez-de-chaussée et 5 étages. La gaineEspace dans lequel se déplacent la cabine et/ou le contrepoids, délimité par les parois, le plafond et le fond de la cuvette. La gaine peut être fermée ou partiellement ouverte. , élégante et très ajourée, est un remarquable travail de ferronnerieÉléments en fer d’une construction, qu’ils soient en fer forgé, en fonte ou dans un autre matériau ferreux., dessiné par l'architecte. Elle est formée par des barres verticales en ferronneriesÉléments en fer d’une construction, qu’ils soient en fer forgé, en fonte ou dans un autre matériau ferreux., jumelées par trois dans la partie inférieure, et enserrant des panneaux vitrés sur les parties supérieures des 3 côtés. Les angles sont arrondis. Ce garde-corpsOuvrage de clôture qui ferme un balcon, une terrasse, une porte-fenêtre, une gaine d'ascenseur..., auquel est accroché la main courantePièce supérieure d’une rampe d’escalier ou d’un garde-corps, sur laquelle on peut prendre appui de l'escalier, repose sur le limon en granitoMatériau composé de mortier et de pierres colorées concassées présentant, après polissage, l’aspect d’un granit. de l'escalier. Les portes palières battantes reprennent la même composition que les portes en ferronnerieÉléments en fer d’une construction, qu’ils soient en fer forgé, en fonte ou dans un autre matériau ferreux. donnant sur la cage d'escalierEspace à l'intérieur duquel se développe un escalier.. Elles sont formées d'un cadre rectangulaire auquel sont fixés des montants, et trois fois trois barres métalliques jumelées sépares par des petites boules. Les poignées à béquille en laiton sont conservées sur les portes de l'ascenseur.
Les boutons d'appelBouton situé à côté de chaque porte palière qui permet d’appeler l’ascenseur. Schindler sont conservés.
La cabine, d'un design fonctionnel, est typique de la marque Schindler. Elle est largement éclairée par des baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. rectangulaires jumelées sur les faces latérales et arrière. La partie inférieure est protégée intérieurement par une tôle métallique martelée. La partie supérieure est percée de 4 rangées d'orifices de ventilation carrés sous le plafond plat. La cabine conserve sa grille rétractileSystème de fermeture, constitué de montants réunis par des croisillons mobiles, qui se replie et se déplie sur lui-même entre un rail supérieur et un rail inférieur. métallique, la boîte à boutons de commandeSérie de boutons placés en cabine qui permettent de sélectionner automatiquement l’étage souhaité. Un bouton d’arrêt, un bouton d’alarme et un interrupteur pour l’éclairage complètent souvent ce dispositif. et une banquette, probablement d'origine, ainsi que des plaques signalétiques, anciennes.
Le contrepoidsRelié à la cabine par les câbles de traction et circulant le long de guides verticaux, il est généralement constitué d’éléments en fonte (gueuses). Son poids équivaut à celui de la cabine à demi-charge. Il contrebalance ainsi le poids de la cabine ce qui diminue l’énergie nécessaire à son déplacement. circule dans une gaineEspace dans lequel se déplacent la cabine et/ou le contrepoids, délimité par les parois, le plafond et le fond de la cuvette. La gaine peut être fermée ou partiellement ouverte. masquée dans la courbe de l'angle gauche de l'escalier.
La machinerieSitué dans un espace en partie basse ou en partie haute de l’installation, ensemble comprenant le système d’entraînement et les équipements de commande de l’ascenseur., en cave, a conservé ses éléments anciens et d'origine : treuilAccouplé au moteur, dispositif mécanique qui entraîne les câbles de la cabine et du contrepoids sur un tambour ou une poulie d’adhérence. à poulieRoue dont la jante porte un ou plusieurs câbles afin de permettre la transmission d’un mouvement. Fixée sur l’axe du treuil, la poulie de traction (ou poulie d’adhérence) communique la force du moteur aux câbles de traction de la cabine et du contrepoids. La poulie de déflexion permet de déporter les câbles dans l’axe de la gaine de l’ascenseur et/ou du contrepoids. Les poulies de renvoi situées au-dessus de la gaine supportent les câbles de traction quand la machinerie est placée en bas. d'adhérence et moteurMoteur actionnant le treuil de l’ascenseur., servo-moteur du freinDispositif placé sur l’axe du moteur qui le freine et le
maintient à l’arrêt grâce à deux mâchoires se fermant sur un tambour. Par
défaut, le frein est en position fermée. Son ouverture est déclenchée par
l’intermédiaire d’une bobine ou d’un servomoteur. , sélecteur d'étage "à mécanisme planétaire" et son tambourRelié à l’axe du moteur, cylindre rainuré sur lequel s’enroulent et se déroulent les câbles de traction de la cabine et du contrepoids., relié à une poulieRoue dont la jante porte un ou plusieurs câbles afin de permettre la transmission d’un mouvement. Fixée sur l’axe du treuil, la poulie de traction (ou poulie d’adhérence) communique la force du moteur aux câbles de traction de la cabine et du contrepoids. La poulie de déflexion permet de déporter les câbles dans l’axe de la gaine de l’ascenseur et/ou du contrepoids. Les poulies de renvoi situées au-dessus de la gaine supportent les câbles de traction quand la machinerie est placée en bas. de déflexion; tableau de commande
La chambre des poulies se trouve au-dessus de la verrière éclairant zénithalement la cage d'escalierEspace à l'intérieur duquel se développe un escalier.. Elle comprend la poulieRoue dont la jante porte un ou plusieurs câbles afin de permettre la transmission d’un mouvement. Fixée sur l’axe du treuil, la poulie de traction (ou poulie d’adhérence) communique la force du moteur aux câbles de traction de la cabine et du contrepoids. La poulie de déflexion permet de déporter les câbles dans l’axe de la gaine de l’ascenseur et/ou du contrepoids. Les poulies de renvoi situées au-dessus de la gaine supportent les câbles de traction quand la machinerie est placée en bas. de renvoi de la cabine , les poulies de déflexion et de renvoi du contrepoidsRelié à la cabine par les câbles de traction et circulant le long de guides verticaux, il est généralement constitué d’éléments en fonte (gueuses). Son poids équivaut à celui de la cabine à demi-charge. Il contrebalance ainsi le poids de la cabine ce qui diminue l’énergie nécessaire à son déplacement., et la petite poulieRoue dont la jante porte un ou plusieurs câbles afin de permettre la transmission d’un mouvement. Fixée sur l’axe du treuil, la poulie de traction (ou poulie d’adhérence) communique la force du moteur aux câbles de traction de la cabine et du contrepoids. La poulie de déflexion permet de déporter les câbles dans l’axe de la gaine de l’ascenseur et/ou du contrepoids. Les poulies de renvoi situées au-dessus de la gaine supportent les câbles de traction quand la machinerie est placée en bas. de renvoi liée au sélecteur d'étage.Seul le limiteur de vitesseDispositif pourvu d’une poulie sur laquelle passe un câble relié à la cabine. Grâce à un système basé sur la force centrifuge, il bloque le câble en cas de survitesse, ce qui déclenche le parachute. a été remplacé.
L'emplacement de la machinerieSitué dans un espace en partie basse ou en partie haute de l’installation, ensemble comprenant le système d’entraînement et les équipements de commande de l’ascenseur., en cave, et du contrepoidsRelié à la cabine par les câbles de traction et circulant le long de guides verticaux, il est généralement constitué d’éléments en fonte (gueuses). Son poids équivaut à celui de la cabine à demi-charge. Il contrebalance ainsi le poids de la cabine ce qui diminue l’énergie nécessaire à son déplacement., hors de la gaineEspace dans lequel se déplacent la cabine et/ou le contrepoids, délimité par les parois, le plafond et le fond de la cuvette. La gaine peut être fermée ou partiellement ouverte. de l'ascenseur, témoigne pour l'époque d'un certain standing.
Cet ascenseur, conçu sur mesure par l'architecte est parfaitement intégré au décor intérieur de l'immeuble, à la fois sobre, fonctionnel et élégante. Il est encore particulièrement authentique et présente un intérêt historiqueLe bien présente un intérêt historique :
- s’il témoigne d’une période particulière de l’histoire de la région ou de la commune ;
- s’il représente un témoignage d’une période particulière du passé et/ou d’une évolution rare
pour une période (par exemple, une cité-jardin représentative d’un mode de construction utilisé
lors des grandes campagnes d’urbanisation après la Seconde Guerre mondiale, les noyaux
villageois illustrant les premiers bâtiments groupés des communes de la Seconde couronne,
la Porte de Hal comme vestige de la deuxième enceinte, etc.) ;
- s’il témoigne d’un développement urbain (et/ou paysager) particulier de la ville (par exemple,
les immeubles des boulevards centraux ou du quartier Léopold) ;
- s’il présente un lien avec un personnage historique important, y compris les maisons
personnelles d’architectes et les ateliers d’artistes (par exemple, la maison natale de
Constantin Meunier, la maison de Magritte) ;
- s’il peut être associé à un événement historique important (par exemple, les maisons datant
de la reconstruction de Bruxelles suite au bombardement de 1695, la colonne du Congrès) ;
- s’il possède une représentativité typologique caractéristique d’une activité commerciale ou
culturelle (par exemple, les églises, les cinémas, l’architecture industrielle, les pharmacies) ;
- s’il est représentatif de l’œuvre d’un architecte important dans l’histoire de l’architecture à
l’échelle internationale, nationale, régionale ou locale (cela concerne à la fois des architectes
connus comme V. Horta, V. Bourgeois, M. Polak mais aussi des architectes secondaires, liés
localement à une commune, notamment Fernand Lefever à Koekelberg ou Emile Hoebeke à
Berchem-Sainte-Agathe)., esthétique et technique.





























